Produire une nouvelle mutation ; devenir calme, stoïque, plus intelligent et plus calme. Se libérer de la routine animale.
Abandonner les pensées pessimistes. Bien percevoir l'univers. Être plus intelligent, calme, serein et détaché de soi-même.
Philosopher, c'est pensé pour être libre.
Pour être précis et bref, il faut penser et méditer longuement.
L'esprit humain rend la Vie mystérieuse.
L'homme est la structure la plus évoluée qu'il connaisse de l'univers, il ne doit pas conclure qu'il en est la plus merveilleuse.
Le raisonnement de la causalité est une déduction conforme aux lois naturelles de l'Univers en nous.
À quoi bon créer des êtres dont on connaît la destinée ?
La pensée n'est pas la seule merveille de l'Univers.
Un homme est-il libre de vivre ou ne pas vivre ?
''L'homme est certes libre de faire ce qu'il veut, mais il ne peut certes pas vouloir ce qu'il veut'' Einstein
Vraiment ?
Les milieux d'enseignement de certaines époques sont des lieux ou l'on apprend beaucoup de vaines choses. Allons instruis toi ! Continue ! Ce n'est pas fini ! Il y a toujours quelque chose à apprendre ! L'âge barbare est fini ! Pourquoi beaucoup de jeunes n'aiment-ils pas fréquenter les écoles ? À l'adolescence la conscience s'éveille, l'adolescent s'aperçoit de l'absurdité d'apprendre autant de vaines choses.
Le moindre petit reproche ou la moindre humiliation semblait le transformer en tomate ou en tout autre fruit rouge. Honte de lui-même. La peur semblait le poursuivre, mais elle était là, comme si elle menaçait chaque instant pour le surprendre (symptôme d'une névrose profondément cachée ? Peu importe. Il y a des tranquillisants, l'alcool et les drogues).
Rien n'est impossible dans le vrai.
Nous ne sommes jamais totalement esclave de nous-mêmes ni des autres.
Il y a les ''forts'' ou les ''bons singes intelligents''. Pour les ''faibles'', aucun masque, aucune grimace ou acrobatie ne réussit. Il y a aussi les ''bien maquillés'' qui savent ce qu'ils cachent.
Certains individus tentent d'inférioriser les autres pour s'élever, et réciproquement.
Il est plus facile de parler de tout et de rien que de réfléchir.
L'homme pense maladroitement ou ne pense guère.
L'espoir éteint n'accomplit pas son devoir.
L'enfer est dans l'esprit de l'homme qui se le crée sans le savoir pour posséder le bonheur.
La véritable nature de l'homme est dans l'extase. La musique peut inspirer cette extase et c'est vers cet ennoblissement que tout être devrait tendre. Dans l'extase la connaissance est innée.
La science est un essai d'atteindre la vérité.
Je voguais comme dans une mer agitée et calme, joyeuse et morne. Je me sentais obsédé, envahit par les monstres de mes peurs qui m'empêchaient d'être moi-même. Seul l'espoir me soutenait. Tout me semblait vain. Les gens m'apparaissaient être d'heureux imbéciles. Quand mon malheur se terminerait-il ? Il me fallait des ''médicaments'' tranquillisants. Je m'angoissais davantage quand mon père riait ou quand il s'amusait avec mon frère ; bref, quand il était heureux. Il me semblait que j'allais vivre ainsi, malheureux, toute ma vie, comme en enfer. Ce malheur me distinguait. Je croyais à la fatalité du destin astrologique. Je vivais dans ma plainte comme si cet enfer m'était déjà apparu dans un cauchemar d'un autre passé. Mon père me disait que j'étais une nature hypersensible et fragile. Il me fallait supporter cette souffrance sous les yeux froids des intellectuels ou les yeux bête du troupeau. J'écrivais souvent pour répandre mes folles idées. Je voyais dans l'homme la bête qui ne le quitte jamais et la bêtise de l'exprimer sans gêne.
On édifie une philosophie à notre mesure. Le désarroi de ne pas savoir quoi penser...
Entre l'homme et le singe existe des différences apparentes, mais elles sont minimes quand on regarde d'en haut, si minime que je me demande où est l'homme.
S'il existe une façon de contempler qui élève mon esprit, c'est un ciel ensoleillé que je contemple seul d'un oeil rêveur.
La vie éternelle est inconcevable sans un renouvellement continuel.
Une conception déterministe de la Vie favorise l'a-moralité ou l'immoralité. Elle dit peut-être : Que mes ''raisons'' soient raisonnables ou non ne regarde pas les autres si elles sont cohérentes.
Je ne voulais pas être comme le monde. Je voulais le dépasser.
Il est aisé de justifier sa solitude en rendant le monde bête.
J'avais peur que les autres devinent en moi des choses que je redoutais de dévoiler.
Voilà pourquoi je me suis souvent caché.
J'écrivais les dernières pensées d'une année terrifiante. Ma résolution : ne rien me promettre que je ne puisse tenir. Ma vie était monotone et mes sentiments multiples. Souhaitons-nous un peu moins de malheur et ''un peu plus que ce bonheur''.
17-04-11
1
J'ai commencé l'autobiographie de mes pensées à l'âge de quinze ans sans le savoir. J'ai pensé et cru mille et une choses que j'ai biffées et rayées de mon vocabulaire intérieur. Et je continue…
2
Peur et prudence
La peur ne serait-elle pas une prudence excessive ? Comment distinguer la prudence équilibrée de son excès ? N'est-ce pas la croyance selon laquelle ''il faut être prudent'' qui cause l'excès de prudence ? Rien ne peut démontrer qu'il faut ou qu'il ne faut pas être prudent, prévoir, calculer les conséquences d'une situation, d'une action. Être prudent, n’est-ce pas être raisonnable ? Un grand cœur ne prend conseil que de ses sentiments ; la prudence est hors de saison. Ils croient que la chance sourit aux audacieux. Il convient d’être prudent sans en faire une obsession. La prudence stabilise, rassure, réconforte ; la prudence est femme. Les audacieux risquent et les prudents calculent. La froide raison se réfugie ou se cache ; elle est précautionneuse. Deux combattants tournent en nous, l'un autour de l'autre, tantôt lentement, tantôt rapidement, malicieux et prudents.
3
L'érudition
Qui peut prétendre avoir lu tous les livres ? Qui peut savoir tout ce qu'il y a à savoir ? Qui sait si les plus grands esprits n'ont pas puisés (consciemment ou non) la nourriture nécessaire à la création de leur concept parmi les plus ignorants ?
4
L’esprit scientifique dit : ‘’Généralement, il est vrai que...’’ Un esprit philosophique ajoute son grain de sel en disant : ‘’Particulièrement, il est vrai que les généralisations ne sont pas les seules sources de ''vérité''.
5
L'esprit libre dit : ''Tu as peur ? Pourquoi pas ? Qui a dit qu'il ne fallait pas avoir peur, ni souffrir, ni ressentir de la douleur ?
6
Rien ne t'oblige à atteindre cet objectif. Tu es toujours libre de choisir autre chose. Rien ne prouve qu'il y a un ''meilleur'' cheminement. Tu décides toujours ce qui vaut mieux pour toi en sachant que tes valeurs peuvent changer en cours de route. Rien ne t'oblige à obéir à tes tendances naturelles. Ce n'est pas parce que tu crois qu'une chose est bonne pour toi que tu dois l'accomplir. Elle n'est bonne que dans ta mesure. Tu peux changer tes croyances. Rien ne t'oblige à les maintenir, même celles dont tu dis qu'elles sont les plus sacrées ; elles le sont pour toi et ceux qui les partagent. Ce que tu crois être le plus sacré peut être remit en question. Croire au destin, à la fatalité, à la nécessité ou au hasard sont des croyances parmi de nombreuse autres. Croire en la Providence pourrait faire le plus grand bien. La foi soulève les montagnes de l'incrédulité.
7
Aborder les choses d'un point de vue scientifique n'est pas une preuve scientifique.
8
L'absolutisme ou le relativisme
Moraliser est une inclination naturelle.
9
Il est concevable que le présent soit la jonction du passé connu et de l'avenir inconnu.
10
Il n'est pas nécessaire d'être surdoué pour être d'une conscience surhumaine.
11
Que je me trompe ou non ; je suis.
12
Avoir de quoi bien se nourrir et bien s'abriter est plus essentiel à la survie que philosopher.
13
Titre d'un livre : Pensées d'une ânesse joyeuse.
14
De grandes amitiés peuvent naître parmi ceux et celles qui décident d'œuvrer ensemble pour créer un monde d'entraide ; corps, âme et esprit.
18-04-11
1
Clarifions !
Magnifier, admirer, encourager les différences entre les êtres. Devenir plus conscient d’être comblé, que rien ne manque, que je n,ai besoin de rien pour être.
2
Clarté ! Lumière ! Voyons ce qui est vraiment. Je choisis l’Éveil. Que la Lumière soit !
3
Rien ne t’oblige à être prudent ni à être courageux. Celui qui croit devoir être courageux devient téméraire. . Les gens trop affectueux deviennent des séducteurs ; des séductrices.
4
Il n’est pas nécessaire de savoir comment tout fonctionne dans l’univers pour savoir qu’il fonctionne, que nous sachions ou non ne change rien à son fonctionnement.
Quoi que tu choisisses d’être, choisis de le devenir. Tu es déjà ce que tu choisis d’être par delà l’espace et le temps. Ceci n’est pas une simple formule ‘’magique’’. Beaucoup de gens savent très bien que c’est ainsi que la Vie fonctionne ; c’es une loi de la nature.
5
Voici un extrait modifié du premier chapitre du livre ‘’Conversations avec Dieu’’ tome 1 de N.D.Walsch.
Les paroles et les écrits embrouillent souvent ce que nous savons par expérience. Le Divin en nous se manifeste par nos pensées les plus élevées, nos paroles les plus claires et nos sentiments les plus magnifiques ; tout le reste provient d'une autre source. La pensée la plus élevée est toujours celle qui renferme la joie. Les paroles les plus claires contiennent la vérité. Le sentiment le plus magnifique est l’amour. Joie, vérité et amour sont interchangeables et l'un mène toujours aux autres. Une fois que l’on a distingué, à l'aide de ces indications, les messages du Divin en nous de ceux qui proviennent d'une autre source, il ne reste plus qu'à savoir s’ils sont entendus. La plupart ne le sont pas, soit parce qu'ils semblent trop beaux pour être vrais, trop difficiles à suivre ou mal compris et la plupart ne sont pas reçus. Le messager Divin le plus puissant est l'expérience, surtout celui-là, nous l'ignorons. Notre monde (intérieur ou extérieur, proche ou lointain) ne serait pas dans son état actuel si nous avions tout simplement été à l'écoute de notre expérience que nous continuons à revivre, à répétition. Nous recevrons sûrement le message, tôt ou tard, mais Rien ne nous y oblige puisque nous avons l’éternel libre arbitre ; le pouvoir de faire ce que nous voulons. La Vie divine (en nous) continuera toujours d’envoyer les mêmes messages par delà l’espace et le temps, sous cent formes, à mille moments, jusqu'à ce que nous les ayons reçus et accueillis en les considérants comme les nôtres. Si nous écoutons vraiment, nous ne pourrons pas les manquer. Lorsque nous les aurons vraiment entendus, nous ne pourrons les ignorer. Ainsi, la communication avec la Vie divine en chacun deviendra sérieuse. ‘’Dans le passé, les êtres humains se sont contentés de prier Dieu ; maintenant, ils peuvent L’entendre’’.
19-04-11
1
''Pauvre, joyeux et indépendant ! — tout cela est possible simultanément ; pauvre, joyeux et esclave ! — c'est aussi possible, — et je ne saurais rien dire de mieux aux ouvriers esclaves de l'usine : à supposer qu'ils ne ressentent pas en général comme une honte d'être utilisés, comme c'est le cas, en tant que rouages d'une machine et, pour ainsi dire, comme un bouche-trou pour les lacunes de l'esprit humain d'invention !
Fi ! Croire que l'on pourrait remédier par un salaire plus élevé à l'essentiel de leur détresse, je veux dire leur asservissement impersonnel !
Fi ! Se laisser persuader que grâce à un accroissement de cette impersonnalité, à l'intérieur de la machinerie d'une société nouvelle, la honte de l'esclavage pourrait devenir vertu !
Fi ! Avoir un prix auquel on cesse d'être une personne pour devenir un rouage !
Êtes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu'à produire le plus possible et à s'enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l'addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure.
Qu'est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c'est que respirer librement ? Si vous n'avez même pas un minimum de maîtrise de vous-mêmes ? Si vous êtes trop souvent dégoûtés de vous ? Si vous prêtez l'oreille aux journaux et lorgnez votre riche voisin, mis en appétit par la montée et le déclin rapide de la puissance, de l'argent et des opinions ? Si vous n'avez plus foi en la philosophie qui porte des haillons, en la liberté spirituelle de l'homme sans besoins ? Si la pauvreté volontaire et idyllique, l'absence de profession et le célibat, qui devraient parfaitement convenir aux plus intellectuels d'entre vous, sont devenus pour vous des objets de raillerie ? Par contre, vos oreilles entendent-elles ceux qui veulent vous enflammer de folles espérances ? Qui vous ordonnent d'être prêts, et rien de plus, prêts du jour au lendemain, si bien que, vous attendez que quelque chose vienne du dehors, que vous attendez sans relâche et vivez, pour le reste, comme vous avez toujours
Vécu.
Plutôt chercher à devenir maître de moi ; changer de place aussi longtemps qu'un signe quelconque d'esclavage se manifeste à moi ; n'éviter ni l'aventure ni la guerre, et me tenir prêt à mourir dans les cas désespérés : pourvu qu'il ne faille pas supporter plus longtemps cette indécente servitude, pourvu que l'on cesse de devenir amer, venimeux et comploteur ! »
Voilà l'état d'esprit qu'il conviendrait d'avoir :
Les ouvriers devraient déclarer désormais qu'ils sont une impossibilité humaine en tant que classe, au lieu de se déclarer seulement, comme il arrive d'habitude, les victimes d'un système dur et mal organisé ; ils devraient susciter un âge de grand essaimage, tel que l'on n'en a encore jamais vu, et protester par cet acte de nomadisme de grand style contre la machine, le capital et l'alternative qui les menaces aujourd'hui : devoir choisir entre être esclave de l'État ou esclave d'un parti révolutionnaire.
...''
Aurore (1881), traduction. J. Hervier, Gallimard, 1970.
17-10-65
Ce fut ma sixième semaine de classe à la ''Cité des Jeunes''. Je m'aperçois que la dixième année en ''science mathématique'' est difficile. J'ai deux compagnons, mais pas d'amis. Je suis timide.
Mon but est l'accroître ma puissance intellectuelle par l'exercice de ma mémoire, de mon imagination, de ma créativité et de ma concentration. Ensuite, j'améliorerai mon attitude face aux autres, cela exigera du courage et de la volonté.
Nous sommes au coeur de l'automne, les feuilles rougeoient et tombent. Ce sera bientôt l'hiver que je n'ai jamais vu à l'Île Perrot.
22-10-65
On a eu l'été indien. Seules les feuilles les plus résistantes demeurent. La température refroidit.
Il faut que j'étudie. Mon année scolaire est en jeu. Il faudra que je me mette corps et âme à l'étude. Il faut que je réussisse dans toutes les sciences puisque je suis en dixième science mathématique, le plus haut niveau d'aptitude intellectuelle.
Je m'achemine lentement vers mon but. Mon second objectif est de cesser de m'énerver, agir et parler avec ma tête. Être calme et en santé est le meilleur chemin de la réussite avec le travail et l'esprit de recherche.
29-10-65
Il n'y a plus de feuilles aux arbres. Nous avons eu une bordée de neige. Un début d'hiver se fait sentir. Les jours raccourcissent.
J'ai décidé de consacrer tous les jours une période de temps pour me connaître et m'améliorer. J'ignore si je tiendrai ma décision, mais j'essaierai.
05-11-65
En hiver les arbres sont dépouillés de leurs feuilles comme moi qui suis dépouillé de sagesse et de détermination.
Je demeure au niveau supérieur tandis que la moitié de la classe s'en va au général, mais je me demande si ce ne serait pas à cause d'une chance exceptionnelle.
Je continue un combat contre moi-même, parfois difficile, d'autres fois, aisé.
J'aimerais avoir une mémoire excellente, mais le temps me manque pour la développer. Ce que j'écris me semble sans intérêt. Je continue. Je finirai par améliorer mes pensées.
12-11-65
La semaine s'est passée dans l'attente de mes résultats scolaires. Mon titulaire m'a confirmé que j'étais apte pour demeurer à ce niveau. J'en fus heureux, mais dans mon bulletin j'ai constaté que mes notes étaient faibles. Il me faudra essayer de m'efforcer.
J'aime lire tout ce qui concerne l'intelligence.
L'automne refroidit et ce sera bientôt l'hiver.
21-11-65
Cette semaine fut inhabituelle et agréable pour trois raisons. La première est la bordée de neige qui embellit cette nature morte et qui a recouvert le sol de près d'un pied de neige. La deuxième, est la conséquence de cette neige; une journée de congé. Enfin, je suis allé à Montréal et je me suis procuré six livres pour remplir mes heures libres et me divertir.
Noël et les vacances ne seront pas comme les autres. Mon père a enfin décidé d'acheter une auto. Pour la première fois de ma vie je pourrai me balader et surtout apprendre à conduire.
28-11-65
Cette semaine fut plutôt morne, la précédente fut peut-être trop belle. Je voyais les jours et j'anticipais leurs fins.
Aujourd'hui je m'angoisse pour la semaine prochaine. Je sais qu'il est vain de se tracasser et qu'il vaut mieux prendre la vie en riant même si cela est difficile. Dans la vie, l'espérance et l'acceptation du quotidien sont nécessaires avec le sourire.
Ce qui me répugne dans les milieux d'enseignement est le devoir de s'exprimer oralement devant la classe, d'être défié par des compagnons d'étude et interloqué par le professeur. Je sais que j'ai tort de réagir ainsi, mais je n'en suis pas responsable. La responsabilité de mon état revient à mes éducateurs qui n'ont pas su m'éduquer convenablement.
04-12-65
C'est le mois du temps des fêtes, mais aussi celui des examens. Cette semaine il a pleut et neigé. Ce n'était guère encourageant, mais je l'ai bien passée. Aujourd'hui samedi, la famille est allée à Montréal et j'ai préféré demeurer ici, seul, pour être en paix et faire mes devoirs scolaires. En classe, j'ai un ennemi qui me traite de toutes les façons. Il y a toujours un ''haïssable'' dans une classe et il faut agir le plus diplomatiquement possible avec ces gens-là.
12-12-65
J'ai hâte pour les vacances, mais pas pour les visites traditionnelles. Les examens approchent. Je suis moins anxieux que le mois passé, mais j'ai peur, car c'est lorsqu'on se méfie peu que les avanies se produisent.
J'ai manqué la messe du huit décembre et celle d'aujourd'hui. Ces péchés graves ne me causent aucun remord. Je me demande si j'ai une conscience. Pourtant, j'ai l'intention de faire la paix avec Dieu, car sans la paix de Dieu il ne peut y avoir de bonheur.
19-12-65
Cette semaine fut remarquable. Mes parents ont acheté une auto à Montréal. Mon père avait de la difficulté à conduire. C'est un apprenti. Une inquiétude le tenaillait, une lumière scintillait sur le tableau de bord. Deux jours plus tard la lumière demeurait allumée et d'un coup, le moteur s'est éteint. Nous étions incapables de repartir. Le garagiste constata que le moteur était brûlé. Après avoir chialé toute la fin de semaine mon père a décidé qu'il changera peut-être de moteur.
J'ai passé mes examens aisément. Les vacances arrivent et un bonheur plus beau m'apparaît de plus en plus proche. Que ferais-je sans le temps des vacances? Il faut des temps de repos et j'essaierai d'en profiter le plus possible.
26-12-65
J'ai manqué une journée de classe par dégoût de l'école. C'était la dernière journée de l'année scolaire 1965.
Ce fut un Noël plat. Dès le matin, un ami de mes parents, est venu nous chercher avec son auto pour aller chez mes grands-parents. Le lendemain nous étions invités chez ma tante Madeleine. Je n'y suis pas allé. La semaine de Noël fut malheureuse. J'espère que celle que j'entame sera réparatrice. J'ai l'intention d'aller à Montréal pour me procurer des livres.
Si tu entretiens la pensée que l'argent est mauvais et que Dieu est bon, dans ton système de pensée, Dieu et l'argent ne font pas bon ménage. Tu peux difficilement considérer l'argent comme une bonne chose. Si tu trouves qu'une chose est très bonne », tu lui accordes une valeur moindre en termes monétaires. Tu n'es pas le seul dans ce cas : toute ta société entretient cette croyance. Par conséquent, vos enseignants reçoivent un salaire dérisoire et les danseuses, une fortune. Cette façon de penser contradictoire vient d'une idée fausse. Vous aimez l'argent, mais vous dites que c'est la racine de tout mal. Vous dites qu'une personne est « salement riche ». Et si une personne devient vraiment riche en faisant de bonnes » choses, elle devient suspecte. Ainsi, un médecin ne doit pas gagner trop d'argent, à moins d'apprendre à être discret sur ce point. Et un pasteur — holà! Il vaut vraiment mieux qu'il ou elle ne gagne pas beaucoup d'argent, sinon, il ou elle aura à coup sûr des problèmes. Tu vois, dans ton esprit, une personne qui choisit la vocation la plus élevée doit être la moins bien payée...
Il n'y a que ce qui te sert et ce qui ne te sert pas. Les termes ''bon ou mauvais'' sont relatifs, et les seules fois où Je les utilise, c'est ainsi. Dans ce cas-ci, en relation avec ce qui te sert (par rapport à ce que tu dis vouloir), tes idées sur l'argent sont fausses. Rappelle-toi, les pensées sont créatives. Alors, si tu crois que l'argent est mauvais mais que tu te crois bon... eh bien, tu peux voir le conflit. Comme la plupart des gens font des choses qu'ils détestent pour gagner leur vie, ils n'ont pas d'objection à recevoir de l'argent en retour. Un mal pour un mal, pour ainsi dire. Donc, le fait de recevoir de grosses sommes d'argent en échange de tes services serait recevoir un mal pour un bien et est inacceptable. Tu préférerais crever de faim plutôt que de recevoir du ''fric'' pour un pur service... comme si, d'une certaine façon, le service perdait sa pureté si tu recevais de l'argent en échange. On obtient alors cette véritable ambivalence à propos de l'argent. Une part de toi le rejette et une part de toi a du ressentiment de ne pas en avoir. L'univers ne sait pas quoi faire de cela, car il a reçu deux pensées différentes de ta part. C'est pourquoi ta vie, en ce qui concerne l'argent, connaît des hauts et des bas, car tu vas de haut en bas à propos de l'argent. Ton point de vue n'est pas clair; tu n'es pas vraiment certain de ce qui est vrai pour toi. Et l'univers n'est qu'une grande photocopieuse qui produit que des copies multiples de tes pensées. Il n'y a qu'une façon de changer tout cela : tu dois changer l'idée que tu t'en fais. Pose le geste à propos duquel tu veux avoir la nouvelle pensée. Puis, prononce les paroles à propos desquelles tu veux avoir la nouvelle pensée. Si tu fais cela assez souvent, tu formeras le mental à penser d'une nouvelle façon. Sais-tu que c'est ton monde qui a manipulé ton mental pour qu'il pense comme tu le fais? Ne vaudrait-il pas mieux que ce soit toi qui manipules ton mental, plutôt que le monde? Ton mental est rempli de pensées réactives - de pensées qui naissent de l'expérience des autres. Un très petit nombre de tes pensées naissent de données que tu as produites. Ta pensée à propos de l'argent (c'est mauvais) va directement à l'encontre de ton expérience (c'est magnifique d'avoir de l'argent!). Alors, afin de justifier ta pensée racine, tu dois courir dans tous les sens et te mentir à propos de ton expérience. Le moment est maintenant venu de produire ta propre information. C'est ainsi que nous changeons une pensée de base : qu'il n'y en a pas assez. Pas assez d'argent, pas assez de temps, pas assez d'amour, pas assez de nourriture, d'eau, de compassion dans le monde... Peu importe ce qu'il y a de bon, il n'y en a tout simplement pas assez. Cette conscience de race, établie autour du «pas assez», crée et recrée le monde tel que tu le vois. Deux pensées de base (pensées racines) à changer à propos de l'argent. Au moins deux et probablement bien davantage. Voyons... l'argent est mauvais... l'argent est rare... on ne peut recevoir d'argent pour accomplir l'oeuvre de Dieu... L'argent n'est jamais gratuit... l'argent ne pousse pas dans les arbres (alors qu'en fait, il y pousse)... l'argent corrompt...
Ce que Je veux vraiment, c'est ce que tu veux vraiment — ni plus, ni moins. Ne vois-tu pas que c'est le plus grand cadeau que Je t'aie fait? Si Je voulais que tu aies autre chose que ce que tu veux, puis si Je faisais en sorte que tu l'obtiennes, où serait ton libre choix? Comment peux-tu être un être créatif si Je dicte ce que tu seras, feras et auras? Ma joie est dans ta liberté, non dans ton obéissance. Tu es, ce que tu crois être. Quand ta pensée est négative, cela devient un cercle vicieux. Tu dois trouver une façon de briser le cercle. Une grande part de ton expérience actuelle est fondée sur ta pensée antérieure. La pensée mène à l'expérience, qui mène à la pensée qui mène à l'expérience. Lorsque la pensée racine est joyeuse, cela peut produire une joie constante. Lorsque la pensée racine est infernale, cela peut provoquer et cela provoque un enfer continuel. Le truc, c'est de changer la pensée racine. J'étais sur le point de te montrer comment. Si tu
Décide d'agir avant de penser. Agis selon la nouvelle pensée que tu as. Mais tu dois agir rapidement, sinon ton esprit va tuer l'idée avant que tu t'en rendes compte. La nouvelle vérité, sera morte en toi avant que tu aies la chance de la connaître. Alors, lorsque l'occasion se présentera, agis rapidement, et si tu fais cela assez souvent, ton esprit va bientôt saisir l'idée. Ce sera ta nouvelle pensée. À présent, ton esprit est rempli de vieilles pensées. Non seulement de vieilles pensées, mais surtout les vieilles pensées de quelqu'un d'autre. Il est important, à présent, il est temps de changer d'idée à propos de certaines choses. C'est cela, l'évolution.